dimanche 5 août 2007

Trajet de métro

(écris dans la nuit du samedi 5 août 2007)

Je dois partir pour aller travailler. Il est tard. Ben en réalité il est très tôt pour moi mais tard pour vous. Je me dirige vers ma station de métro. Il fait froid et l’hiver me les gèle. Difficile de se trouver sexy et séduisant dans ce genre d’accoutrement.

Métro Crémazie.
J’entre et m’installe sur un strapontin et sort mon bouquin de mon sac afin de continuer cette lecture qui me répugne. Crime et châtiment de Dostoïevski. Je vous entends me dire : ‘pourquoi le lire si ça te répugne?’. La raison est simple : tout le monde l’a lu donc je le dois moi aussi. De plus, c’est le genre de lecture qui te donne un air intelligent.

Métro Jarry.
Je suis plongé dans cette lecture mais je cherche à me faire déranger par quelqu’un. N’importe qui. Surtout elle. Elle vient tout juste d’entrer et est assis en face de moi. Elle non plus n’est pas très sexy en habit d’hiver. Je me sens fatigué.

Métro Jean-Talon.
Il fait chaud. Très chaud. Trop chaud. Je déboutonne mon manteau et je m’aperçois qu’elle fait de même avec le sien. Humm, une belle blouse blanche sous cet attirail. Sexy finalement.

Métro Beaubien.
Yeux bleus, cheveux roux. Petite lèvres invitantes. Mains délicates. Une poitrine invitante. Je le sais maintenant parce que j’ai vraiment décroché de mon livre et la dévisage.

Métro Rosemont.
Je rougis et suis mal à l’aise. Elle a remarqué que je la regardais. Elle me sourit. Je lui réponds du mien avec ma timidité légendaire. Je retourne dans mon livre et elle dans son Châtelaine.

Métro Laurier.
Il y a moins de monde. Elle change de place. Se rapproche de moi. Je stresse. Je panique. Je ne dis rien et continue de lire, en fait je fais semblant de continuer à lire.

Métro Mont-Royal.
Elle entame la conversation. Me demande ce que je pense du livre que je suis en train de lire. Je lui mens? Non, lui dit la vérité : C’est ennuyant. Elle me répond qu’elle aussi l’avait trouvé long et lourd et que j’étais même rendu plus loin qu’elle. Elle n’avait pas été capable de le terminer. Je suis soulagé. Enfin une personne qui n’avait pas aimé ce bouquin. Je lui demande si sa revue est bonne. Elle rie.

Métro Sherbrooke.
Toujours de moins en moins de monde. En fait, les gens sortent plus qu’ils n’entrent. Nous sommes pratiquement seul. Je lui demande si elle a l’habitude de lire ce genre de magazine. Elle me dit qu’elle n’a pas le choix. Je lui dis que je ne comprends pas les gens qui lisent ce genre de magazine. Je viens de me mettre un pied dans la bouche, la botte comprise et le calcaire itou. Elle y travaille comme pigiste. Oups!

Métro Berri-UQAM.
Elle n’est pas offusquée. Elle ne change pas de place et surtout, elle me parle toujours. Elle me demande où je vais. Je vais rencontrer mon éditeur. Oui je suis auteur avec le syndrome de l’imposteur. Elle me demande ce que j’écris. Je lui réponds : 'mes phantasmes romantico-mocheton'. Elle est intéressée. Je lui en parle en décrivant quelques unes de mes histoires.

Métro Champs-De-Mars.
Je suis de plus en plus intimidé. Elle me parle en me touchant. Pas que c’est désagréable, bien au contraire, mais je ne sais pas comment interpréter ces gestes. Elle me charme. Et je décide d’oublier tout le reste et de jouer le jeu. Je me fais charmeur, séduisant, langoureux. Je la dévisage.

Métro Place-D’Armes.
Tout en parlant, je dépose ma main sur la sienne en prétextant un accident. Je m’excuse et elle sourit. Elle reprend ma main et la redépose sur la sienne. Nous ne disons plus rien. Le cœur me débat dans la poitrine. Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que je lui fais le même effet.

Métro Square-Victoria.
Sans trop réfléchir, je m’approche d’elle pour l’embrasser mais m’arrête à quelques centimètres de ses lèvres pour voir. Pour lui laisser la chance de faire le reste du trajet. Elle s’y aventure. Nous sommes maintenant seul au monde. Dans ce wagon, du moins.

Métro Bonaventure.
Nos mains se faufilent. Se frôlent. S’aventure sous les couches successives de vêtements. Son soutien-gorge est en dentelle. Ses mains sont douce sur ma poitrine légèrement poilu. C’est bon. Habillement, je défais, d’une main, ce qui lui serre la poitrine. Ils sont maintenant libérés et j’en profite.

Métro Lucien-L’Allier.
Ses mains se font de plus en plus audacieuse. Elles descendent le long de mon ventre pour aller se faufiler sous mon pantalon. Elle aussi est habile. D’une seule main, elle défait mon pantalon pour s’y glisser plus facilement. Mes mains, sont toujours occupé à masser ses seins qui les remplissent si bien.

Métro Georges-Vanier.
Elle se place face à moi. Par terre. À genoux. Baisse mon pantalon jusqu’au cheville et s’occupe de masser mon sexe. Je suis déjà bien au garde-à-vous. Elle s’en occupe très bien et juste assez doucement.

Métro Lionel-Groulx.
Elle approche ses lèvres de mes couilles. Un tout petit coup expert, me plonge dans une léthargie. Elle sait comment s’y prendre. Sans rien dire, elle m’enfonce dans sa bouche jusqu'à sa gorge. Je gémis de plaisir. Elle s’aperçoit du plaisir qu’elle me procure. Elle en profite pour accentuer ses mouvements de vas et viens le long de ma verge bien tendu.

Métro Place Saint-Henri.
J’explose. Dans sa bouche. Je lance un ‘tabarnak’. Elle me garde bien profond. Je soupir. Reprend mes esprits. Se rapproche de moi. M’embrasse. Relève mon pantalon. Me remercie tout doucement à l’oreille. Me souhaite une bonne journée et me salut. Elle quitte le wagon.

Métro Vendôme.
Je suis perdu. Dans les ‘vaps’. Je comprend pas trop bien ce qui viens de m’arriver. Je ne connais même pas son nom, ni elle, le mien. Je n’ai surtout pas son numéro de téléphone. Je suis trop ‘dizzy’ pour y faire quoique ce soit.

Métro Villa-Maria.
Une horde de jeunes étudiantes entrent dans le wagon. Je suis perdu. Je viens de m’apercevoir que je dormais. Je suis passé tout droit de la station où je devais sortir et en plus je ne peux pas bouger. J’ai une érection monstre. Une des jeunes étudiantes nymphettes s’en aperçoit. Elle me regarde. Je rougis. Je me sens vraiment mal-à-l’aise.

Métro Snowdon.
Elle regarde une de ses amies. Elles se sourient. Moi je comprends plus rien. Je suis beaucoup trop timide. Elles s’approchent de moi. Une d’entres elles s’approche pour m’embrasser. L’autre s’occupe de défaire mon pantalon. Je me retrouve les pantalons aux chevilles et une langue dans la bouche. Toutes les autres sont là et profite du spectacle.

Métro Côte-Sainte-Catherine.
Pendant que l’une m’embrasse, l’autre me suce. Elles sont jeunes mais expérimentées. Elles ont déjà fais ça. Je remarque d’ailleurs qu’elles portent des bracelets de différentes couleurs. Celle qui m’embrassait me quitte pour aller rejoindre celle occupée à me déguster.

Métro Plamondon.
Je suis maintenant avec deux langues sur ma queue. Elles se l’échangent comme si c’était un bonbon. Un popsicle à saveur de raisin. Parmi les spectatrices il y en a une qui vient prendre la place de celle qui, plus tôt, m’embrassait. Je suis comblé.

Métro Namur.
Elles sont toujours sur mon cas. Elles s’y acharnent. Deux autres décident que s’en est trop. Elles s’embrassent devant moi. Quel spectacle. Celles qui s’occupent de mon sexe, y vont de mouvements de plus en plus rapide.

Métro De La Savane.
J’explose. Pour une deuxième fois. Je lance un ‘criss’. J’ai à la fois éjaculé sur leurs visages et dans leurs bouches. Elles semblent ravies. Les deux spectatrices qui s’embrassaient, s’approchent des deux à genoux et les embrassent afin de se partager le jus de leurs labeurs. Je recommence à embrasser l’autre.

Métro Du Collège.
Les filles me quittent. Elles vont au cégep. Elles me remercient, elles aussi. Je suis trop dans les nuages pour répondre quoique ce soit.

Métro Côte-Vertu.
Je me réveille pour une deuxième fois. La vrai cette fois. Je ne sais que faire. Je ne peux pas me lever sans attirer l’attention à cause de cette bosse dans mon pantalon. Je referme mon livre. Je quitte le wagon. Fais le tour de la station pour reprendre le métro dans l’autre direction. C’est maintenant confirmé. Je suis en retard. Je ris en passant que je ne pourrais tout de même pas expliquer mon retard par ce rêve.

Finalement, il est très bon ce livre.

Creative Commons License

Cette
création est mise à disposition sous un
contrat Creative Commons.

4 chat(s) ont écrit:

Julie T. a dit…

Alors, pour vivre des aventures sexuelles dans le métro, vaut mieux emprunter la ligne orange (28 stations) que la ligne bleue (à peine 12 stations)...

J'appelle le Clan Panneton dès demain :o)

MOI a dit…

Je suis surprise de trouver un tel récit érotique sur ton blog mais je suis aucunement déçue!

À quand un métro à Québec?

B3tty a dit…

Ouin! C'est hot ça!

Chouchoune a dit…

Ouin on en a pour notre lecture!
1 semaine sans histoire a CarlAlexandre.. mais c'est un bon retour :)
Bonne journee !