mardi 25 septembre 2007

Comme l'histoire d'un film (2)

La première partie est ici
(écris dans la matinée du mardi 25 septembre 2007)

J’attendais ce contrat depuis déjà près d’un an, mais j’en avais oublié l’existence depuis qu’elle était entrée dans ma vie. Comment lui expliquer que je devais partir pour plus de trois mois à Nice pour aller travailler. Nous ne nous quittions presque plus. Déjà nos brosses à dents respectives s’étaient retrouvées chez l’autre. Les nuits que nous passions séparés étaient interminables. Je n’avais aucunement l’envie de la quitter pour ce long délai mais il le fallait.

Nous avons longuement discuté de cette séparation et nous en sommes venus à la conclusion que je ne pouvais pas laisser cette opportunité passer. Les trois semaines qui suivirent furent les plus intenses de ma vie, et j’ose croire, de la sienne aussi.

Au moment du départ, sur le quai de l’aéroport, nous avons pleuré en se promettant de s’écrire à tous les jours. Nous nous sommes embrassé comme si c’était la dernière fois. Ce fut pénible mais doux à la fois. Arrivé dans mon siège de l’avion, j’avais vraiment le sentiment de faire une erreur et je n’avais qu’une seule envie, sortir de la pour aller la retrouver. Le voyage fut long et lourd.

Mon arrivé en terre française fut toutefois plus agréable. Mes nouveaux collaborateurs se sont montrés très accueillants. Aussi ironique que cela puisse paraître, je me suis senti rapidement bien, chez moi. Il faut croire que c’était ce que j’avais besoin.

La première soirée fut mémorable. Visite rapide des environs de mon nouveau domicile, visite, plus en profondeur, des lieux de représentations et de répétitions, explication des détails techniques et finalement souper en compagnie du casting et de l’équipe technique pour officialiser les présentations. Je me sens très bien et surtout ils réussissent à me faire sentir bien et à la bonne place. Quelle équipe. Mais elle est loin de moi et j’ai, à ce moment précis, une pensée pour elle, elle me manque.

Arrivé à ma chambre, je m’installe et connecte aussitôt mon portable sur la ligne internet fournit, chose qui est rare en France. J’ouvre mon MSN et elle est là qui m’attend. Je suis heureux de la retrouver et de lui parler de mes premières heures. Je lui parle de mon équipe merveilleuse avec qui j’aurai la chance travailler. Elle s’inquiète un peu, parce que je lui parle de mon casting. C’est que, voyez-vous, dans cette équipe, il y a majoritairement des filles, et jolie en plus. Je tente de la rassurer en lui expliquant qu’il n’y a qu’elle dans ma tête, ma vie et mon cœur et que je ne suis ici que pour le travail. Mais la chose est plus facile à dire qu’à faire et la très grande distance qui nous sépare n’aide en rien les rapprochements que je tente d’effectuer avec elle. Sur cette conversation, plutôt froide, je la quitte pour aller dormir un peu question d’essayer de reprendre un peu de ce décalage horaire qui fait toujours des ravages.

Pendant les deux semaines qui ont suivit, j’ai travaillé. Je n’avait pas le choix et en plus je me devais de me concentrer afin d’oublier, ou plutôt, essayer d’oublier, cette distance qui nous rendait la vie difficile. Mon assistante était aux petits soins. Café, téléphone, rédaction de mes horaires, preneuse de notes, bref elle était ma tête. Le problème c’est qu’elle devenait aussi mon corps. Puisque nous travaillons toujours ensemble, elle était au courant de mes états d’âmes et compatissait en m’expliquant qu’elle aussi vivait la même situation. Sa copine des trois dernières années était partie travailler en Australie pendant six mois. Elle se retrouvait seule depuis déjà trois mois. Je ne trouve pas que cette conversation fut une bonne chose parce que nous avons décidé d’aller la terminer devant un pot à la fin des répétitions.

L’alcool aidant, nous nous sommes retrouvé chez moi parce qu’elle ne pouvait se permettre de prendre la voiture pour rentrer chez elle. Je ne peux expliquer le processus de cette soirée, mais nous l’avons terminé dans mon lit. Attention, je tiens à préciser ici que nous étions tout les deux habillé et qu’il ne c’est absolument rien passé, et c’est là tout le problème. Si au moins nous avions baisé j’aurais pu mettre ça sur le compte de l’alcool mais ce fut plutôt une belle nuit douce et sensuelle. Nous nous sommes coller l’un contre l’autre afin de nous rassurer mutuellement.

Le lendemain matin fut pénible parce que je n’avais plus ma petite montréalaise en tête mais bien mon assistante française, je savais que c’était des pensées vaines car elle aimait les femmes mais c’était plus fort que moi. Chose d’autant plus difficile qu’elle me suivait toute la journée. Je sentais que c’était la même chose pour elle. Je devais mettre tout ça au clair. Je l’invite à souper à la maison afin de discuter. Elle accepte parce qu’elle aussi veux comprendre des choses.

- Comprendre des choses?

- Oui, je ne sais pas comment te l’expliquer mais je me suis sentie bizarre cette nuit.

- Je te comprend pas très bien.

- Soit sans crainte car moi non plus je ne me comprends plus très bien.

- Donc ce souper sera une bonne chose, afin de nous clarifier tout les deux.

Lors de ce souper tant attendu, nous avons bien sûr discuté de notre projet commun. Des problèmes d’horaires face à certain comédien, des difficultés d’obtenir le financement pour les idées de fou que j’ai (comme elle le dit si bien). Nous avons, je pense, attendu que le vin fasse sont effet avant d’aborder LA question : la nuit dernière.

- Je sais que je ne devrais pas te dire cela, mais j’ai passée une nuit très agréable en ta compagnie hier. Je t’ai trouvé très compréhensif.

- C’est gentil mais je n’avais aucun arrière pensé.

- Que veux-tu dire?

- Ben, heu... Que je ne voulais pas coucher avec toi pour simplement me faire plaisir.

- Peut-être que ça m’aurait fait plaisir à moi aussi.

- Ouf! Quelle répartie. Pourquoi me dis-tu ça?

- Parce qu’il est là le problème. Je me suis vraiment sentie très bien avec toi.

- Oui mais j’ai une copine et toi aussi!

- Oui je sais c’est pourquoi je ne comprend pas. Je n’ai jamais été attirée par les hommes, mais avec toi je retrouvais cette douceur féminine tant recherché.

- Je sais pas si je dois prendre ça comme un compliment?

- Oui tu le devrais.

C’est à ce moment, je ne saurais l’expliquer, qu’elle s’est approchée de moi pour m’embrasser. Je sais que la chair est faible, surtout la mienne, alors je n’ai pas pu résister. C’était doux et très excitant à la fois, mais une excitation autre que sexuelle. Je sais que ça va paraître bizarre, mais c’était un peu comme embrasser ma sœur.

À suivre...

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3 chat(s) ont écrit:

Julie T. a dit…

Qu'est-ce que les maudites lesbiennes ne feraient pas faire à un homme! ;o)

Anonyme a dit…

Le texte est aussi parsemé de fautes. Drôle comment l'auteur se perçoit généralement comme émotif. On pourrait croire que c'est une femme.

B3tty a dit…

Hum! J'ai hâte de connaître la suite de cette soeur lesbienne ;)