samedi 15 septembre 2007

Comme l'histoire d'un film (1)

(écris dans la nuit du vendredi 14 septembre 2007)

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en avais assez d’être seul. C’est ben beau le fait que tu peux laisser traîner tes culottes sur le plancher de la chambre mais il vient un temps où tu as envie qu’une fille les ramasse.

Je me suis donc inscrit, à reculons, sur un de ces sites de rencontre via internet. Je sais que ça fait ‘looser’ mais quand tu es timide comme je le suis et que tu ne peux pas oser aborder une fille dans un bar, il ne te reste plus beaucoup d’options.

Ok je m’allume une bière, m’ouvre un pétard (ça commence bien) et entame une recherche.

Selon mes premiers critères, plus de 3498 filles correspondent. Je me mets à commencer à faire le tour mais m’arrête aussitôt, je ne finirais jamais. Épurons la recherche. Résultat : 2485. Épurons encore : 561, c’est mieux. Zieutons maintenant.

Cool, il y en qui sont connectées. Privilégions celles-ci.

Après deux heures de recherches, 5 bières et un dernier pétard, je commence à fatiguer, juste au moment où je tombe sur elle. Sa photo est belle. Même trop belle pour moi, mais j’ai tellement envie de jaser que je tente ma chance. Je lui envoi un message en lui disant que je suis connecté sur MSN si elle en a envie. Elle me répond et se connecte.

Nous jasons, comme ça, de cette soirée qui s’éternise, de cette vie de célibataire qui nous plait bien dans le fond, de ces longues nuits froides qui nous attends avec l’hiver qui arrive.

Puis, comme ça, je lance une invitation à souper, elle me renvoie une acceptation de sa part et le stress qui s’installe.

Je me met beau : chemise, cravate et veston.

Elle arrive et je suis au bar. Aussitôt, je ne peux l’expliquer, mais le stress tombe. Elle sourit et j’en fais de même. Elle est belle, encore plus que sur cette photo dont nous avons trop souvent tendance à se fier. Nous nous installons à notre table pour entamer notre repas. Il est 18h00 environ, ce repas s’éternisera jusqu'à la fermeture du resto, c'est-à-dire environ minuit. Je dis ‘s’éternisera’ mais il faut comprendre quand aucun cas il y a eu des longueurs. Ce fut une soirée des plus agréable. Elle est intelligente, douce, attentionnée, et très cultivée. Nous parlons de pleins de sujets. J’ai envie de l’embrasser. Mais je sais que ce ne serait pas très approprié. Je la regarde me parler mais je n’ai qu’une envie, l’embrasser. Bien sûr, je l’écoute. Je l’écoute en la fixant de mes yeux, je n’ai pas envie de la perdre. Je m’abreuve de ses mots et me nourrit de ses yeux. La nourriture dans mon assiette me parait fade.

La soirée s’achève et nous devons quitter mais je n’ai aucunement envie de la quitter, elle.

Elle me lance :

- J’ai pas envie que cette soirée se termine.

- moi non plus.

J’ai envie de l’inviter à la maison mais je ne veux pas qu’elle pense que je ne veux que la sauter. Je suis timide alors je lui propose plutôt de faire une petite marche. Les gens de notre âge font souvent des marches, ce ne doit pas être si terrible. Deux coins de rue plus loin je lui lance, en me surprenant moi-même :

- Tu viendrais prendre un café ou un dernier verre chez moi? De toute façon tu n’es pas en état de conduire, mais je ne veux en aucun cas que tu vois une mauvaise pensée dans cette invitation.

- J’aimerais bien, mais tu sais comment ça va finir.

- C’est exactement ce que je te dis, je ne cherche pas à coucher avec toi, du moins pas maintenant, pas le premier soir.

- Pourquoi?

Crisse, ‘la question’. Ben oui, pourquoi? Bien sûr que j’en ai envie. Surtout que ça fait un certain temps. Mais je ne sais pas, j’ai l’impression que je veux plus avec elle qu’une simple nuit de folie. Elle me surprend encore en me disant :

- Si ça ne te dérange pas, je préfèrerais dormir chez toi, je ne suis pas en état de conduire.

- Ça ne me dérange pas, tu prendras le lit et je dormirais dans le sofa.

- Tu n’es pas obligé.

- Je sais, mais je me connais.

- Qu’est-ce que tu veux dire?

- Ben je suis un gars et tu es une fille.

- Oui, jusque là je te suis. Et?

- Ben...

- J’aimerais que tu dormes à mes côtés.

Là, je ne sais plus quoi dire, encore une fois. Je n’ai pas vraiment l’habitude de me faire dérouter comme ça.

Nous nous dirigeons vers sa voiture pour ensuite aller chez moi. Nous nous installons sur ma terrasse et j’ouvre une bouteille de vin. Nous continuons de discuter et dans cette conversation elle me lance :

- Pourquoi tu ne veux pas dormir avec moi?

- Ben, ce n’est pas que je ne veux pas dormir avec toi bien au contraire.

- C’est quoi alors?

- Ben je me connais.

- Et si je te dis que j’ai envie de toi?

- Euh...

Là, un silence terrible s’installe. Le genre de silence difficile à soutenir mais qui en même temps nous apprécions. Les sourires en disent long. J’ajoute rien.

Je passe à la salle de bain pour me brosser les dents et me dirige vers ma chambre. Elle est déjà étendue dans mon lit sous les couvertures. Je me déshabille et garde mes boxers. Comprenez que j’ai l’habitude de dormir nu, mais dans cette circonstance, je me garde une petite gêne. Je lui redemande si elle est certaine que c’est une bonne idée et elle sourit, sans rien ajouter. Je me glisse donc sous les couvertures à mon tour. Je n’ose pas trop la toucher de peur que mon côté animal refasse surface et que je ne sois plus capable de me contrôler. Mais sans le vouloir, ou peut-être je le voulais, mon bras effleure sa peau, qui s’avère être d’une douceur incroyable.

Elle est nue.

Il est certain que le mal est déjà fait. Il est trop tard pour revenir en arrière. Je me rapproche d’elle et me colle complètement contre elle. Nous approuvons tout les deux que ce moment est tout à fait approprié pour s’embrasser pour la première fois. C’est tellement bon. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas goûter des lèvres comme celle là. La suite est facile à prévoir. Nos corps ne répondant plus à nos cerveaux, nous avons fait l’amour. Je dis bien l’amour car j’avais vraiment l’impression que nous nous étions retrouvé, comme si c’était normal.

Ce fut une nuit très agréable. Les mois qui s’en sont suivit, furent de même. Chaque mois qui passait nous semblait des années. Pas parce que ça nous paraissait long, mais plutôt parce que nous étions convaincu que nous apprenions à nous connaître de plus en plus et de façon très rapide.

Malheureusement toute bonne chose à toujours une fin. Je devais partir pour l’Europe afin d’honorer un contrat de mise en scène. Je devais partir pour plus de trois mois.

À suivre...

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9 chat(s) ont écrit:

B3tty a dit…

wow ;)

July a dit…

Encore une fois : vite ! la suite!!

eff a dit…

Ma blonde est partie il y a une semaine et demie. Elle est partie pour trois mois aussi... Courage, courage.

Zen-abelle a dit…

Quel belle histoire, j'ai hâte de savoir la suite.

Anonyme a dit…

Eff... c'est une histoire voyons.
Je dirais personnellement que c'est bien écrit sans plus. Un reflet d'un état d'âme. D'une vie qui n'est pas, d'un rêve, l'attente et le regret de ce que la vie ne nous donne pas.

pascalou a dit…

... cet homme est un agace. C'est un fait.

DouceGen a dit…

Tu me donne tellement envie de revivre des moments exactement comme ça, il y a si longtemps. Le goût des lèvres..

Anonyme a dit…

Lequel ?

Monsieur l'adulte a dit…

Je viens de te découvrir, pour une raison obscure je ne suis jamais tombé sur toi dans mes errances ... J'aime bien le ton de tes nouvelles!