Lettre à Pauline Marois
Chère Mme Marois,
Je suis un souverainiste convaincu. Je milite en faveur de l’indépendance du Québec depuis mon plus jeune âge. Lors de la course à la chefferie, je vous ai appuyé. Lorsqu’André Boisclair a démissionné, je voulais que vous reveniez en politique pour prendre sa place. Et, maintenant, j’espère hardiment que vous deviendrez la première femme première ministre.
Vous venez de déposer un projet de loi controversé les autres chefs vous critique parce qu’ils considèrent que c’est un brouillon. Des associations d’immigrants crient. Je dois dire que je suis entièrement d’accord avec eux.
Pour moi le Québec est francophone. Mais il est aussi anglais, espagnol, chinois, hébreu, portugais, italien, grec, vietnamien, … Je rêve d’un Québec ou les immigrants seront reçu les bras ouverts. Que leurs compétences soient reconnues. Que leurs cultures soient respectées. Je ne parle pas d’accommodement, mais de liberté. Cette liberté, je sais que nous pouvons leurs offrir.
Lorsque vous leur proposez de devoir apprendre le français, je vous suis. Mais lorsque vient le temps de dire que seulement les immigrants parlant ce ‘fameux’ français pourront se présenter aux élections et contribuer aux caisses des partis, j’ai peur.
Nous avons tous fustigé contre le Doc Mailloux lorsqu’il parlait de l’intelligence inférieure de la race noire! Vous même, lors de l’enregistrement de l’émission de Tout Le Monde En Parle où vous étiez invitée, aviez trouvé que Raël était dangereux en proposant le principe d’intelligence pour avoir le droit de voter. Dites-moi elle est où la différence entre ces propositions et la vôtre?
C’est vrai, il est important de préserver notre langue. Je la pratique du mieux que je peux. J’aimerais que les immigrants qui décident d’adopter notre beau pays pour venir y fonder une famille et fuir souvent la terreur, puissent eux aussi parler français, mais ils doivent avoir le droit de se présenter comme candidat.
Choisir un gouvernement n’est pas une question d’intelligence (sinon celle des politiciens) ni de langue. Choisir un gouvernement est un droit démocratique bien établi ici et dont je suis fier.
Je vais probablement voter pour le Parti-Québécois lors des prochaines élections, mais sachez que mon vote ne tient qu’a un fil.
Un indépendantiste qui à peur.

3 chat(s) ont écrit:
Je suis pas mal divisé sur cette histoire-là...
Sauf que je trouve déplorable qu'à cause d'un projet de loi du PQ, tu "annonces" que ton vote ne tient qu'à un fil.
Je vis plein de situations dans ma vie - notamment au travail - où le travail d'équipe est difficile, parce que souvent les gens ne débandent pas "d'une" affaire.
Le compromis est essentiel, et aucun parti ne proposera des lois et des dispositions qui vont toutes faire ton affaire... "changer d'allégeance" à cause d'une merde crée justement ce que je déplorais cette semaine: on ne vote pas pour un parti, on vote contre un autre.
On a crissé le pq dehors en 2003 à cause des fusions. Des gens à Québec vont virer leur capot libéral de bord à cause de Rabaska. D'autres à Québec auraient voté contre Andrée Boucher à cause de l'osti de neige sur les terrains...
Au lieu d'avoir une vue d'ensemble sur un parti (quel qu'il soit) qui nous ressemble "en gros". Mais être d'accord avec tout, impossible.
Le mien ne tient pas qu'a un fil. Comme Patate, c'est un ensemble de chose qui déterminerons mon vote. Certes je ne suis pas en accord avec l'intégralité de ce projet de loi, mais il y a des parties qui me plaise bien. C'est de voir combien de fil me retienne avec mon choix présent versus les autres qui je dois le dire, me font encore plus peur que ce "brouillon"...
Excellent! Je crois que tu ne devrais pas laissé ceci uniquement ici, mais aussi ailleurs!
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