vendredi 20 juillet 2007

Un été de perdu, dix de retrouvé...? (2)

Voici la suite... La première partie est ici.

(Écris dans la nuit du jeudi 19 juillet 2007)

Deux jours à penser. Deux jours à casser encore les oreilles de mon coloc. Penser à elle mais malheureusement aussi à Marc-André. Je dis malheureusement mais ne me méprenez pas, j’aime bien cet ami mais des fois ils ont tendance à mal choisir leurs moments.

Samedi arrive enfin et j’ai vraiment eu l’impression que ces deux journées ont duré deux mois. Enfin je vais pouvoir la revoir et lui parler. Puisque Marc-André sera là, je décide d’inviter aussi Manu. Comme ça, ils pourront se parler les deux ensembles pendant que j’accapare toute l’attention d’Hélène. Je sais que c’est croche mais c’est Manu lui-même qui m’a proposé l’idée. Nous avons prévu un souper à notre appart. Manu est content parce que je suis un bon cuisinier et il aime ma bouffe et quand je reçois, je me force encore plus. Hélène va vraiment tomber sous le charme.

Entrée de figue au bleu, osso bucco accompagné d’endives à l’érable en plat et mon fameux tiramisu en dessert. Manu en salive déjà! L’odeur traîne dans l’appart et ils arrivent à ce moment. Déjà, elle craque.

- Humm, ça sent bon, dit-elle.

- Mets-en, répond Marc-André.

- Merci, lance à la blague Manu.

Je ne dis rien d’autres. Ils le savent bien que c’est moi le cook ici. Manu est bon seulement dans les commissions. Il sait économiser.

Le souper ce déroule bien. Le vin coule à flot. Les discussions vont bon train. Finalement, je suis pas déçu de la présence de Marc-André. C’est un excellent ‘entertainer’. Il met de la vie. Manu ne donne pas sa place non plus. Il n’y a que moi qui reste, comme toujours, timide et discret.

Définitivement, je déteste les fins de soirées. Du moins ceux là. Elle doit partir. Manu en profite pour m’attirer à l’écart :

- Demande-lui donc à rester?

- Comment je fais ça?

- Crisse faut tout te dire!

- Dans ces cas là, oui.

- Pis t’es metteur en scène?

- Oui mais quand je travaille une mise en scène le texte est déjà écris!

- Écoute, je m’arrange pour prendre Marc-André à l’écart et tu lui parles. Si elle est d’accord pour rester pour un dernier verre, je vais sortir et aller au Boudoir.

Je vous l’ai dit que Manu est un coloc parfait? Non, ben vous vous en rendez compte n’est-ce pas?

Le plan fonctionne à merveille. Manu attire Marc-André dans sa chambre afin de prétendre lui montrer quelque chose. Je profite de ce court moment pour demander à Hélène si elle veut rester prendre un dernier verre.

- Ça te dirait de prendre un dernier digestif avec moi sur la terrasse?

- Et Marc-André?

- Ben... Je pensais plus toi et moi.

Là je suis à mon top en tant que timide. Je bafouille comme c’est pas possible.

- Tu ne veux pas qu’il reste avec nous?

C’est quoi cette question? Veux-tu ben me dire? Là je comprend plus rien. Elle est plus nouille que moi. Aurais-je trouvé mon égale?

- Honnêtement, je préfèrerais rester seul avec toi.

- Et Manu?

- Il doit sortir prendre un verre avec des amis.

- Ben je saurais pas quoi dire à Marc-André.

- Disons lui la vérité!

- Je préfèrerais qu’on se voit une autre fois. On pourrait aller prendre un verre ou aller au cinéma toi et moi demain soir?

J’abdique.

- Ok, c’est une bonne idée. Appelle-moi vers 17h00 ok?

- Ok.

Et, sur ce, Manu en profite pour sortir de la chambre en compagnie de Marc-André. On se salue et Hélène quitte. Bien sûr Marc-André la suit.

- Ça pas fonctionner à ce que je vois? De lancer Manu.

- Non, elle se sentait mal à l’aise face à Marc-André. Mais elle m’a proposer de se voir demain soir seulement elle et moi.

- J’ai comme une bizarre d’impression.

- Qu’est-ce que tu veux dire?

- Tu penses pas qu’elle est plus intéressée à lui qu’a toi?

- Dis pas ça, je suis assez paranoïaque comme ça.

- Tu veux une bière?

- Pourquoi pas.

On s’installe sur la terrasse pour continuer notre discussion. Il relance son idée :

- Je te dis qu’elle est amoureuse de lui.

- C’est impossible et tu le sais bien.

- C’est pas si impossible que ça. J’en ai déjà entendu des histoires comme ça.

- Tu as vu comment elle était belle ce soir? J’essaye de changer de sujet.

- Tu sais bien que je trippe pas sur le même genre de fille que toi. C’est ce qui est bien d’être coloc avec toi, il n’y aura jamais de conflit sur les filles entre nous deux.

La dessus, Manu a raison. Il les aime plus sérieuse, femme, dure, grande et cheveux court. Plus du genre tailleur. Moi je suis plus petite, gamine, cheveux long, folle et jeans ou jupe. Hélène est tout ça et même plus. Je me permettrais même d’ajouter que j’adore sa naïveté, sa douceur et sa candeur. Elle est intelligente mais humble, cultivée et curieuse, enthousiaste et passionnée. La femme que je recherche depuis des lustres.

La bière terminée, nous décidons d’aller dormir un peu. Demain est un autre jour et je me dois d’être en forme et allumer pour charmer correctement.

Être à la hauteur pour une fille comme ça demande de l’entraînement. Je me propose donc de me lever tôt, aller courir un peu, aller prendre un café et me taper au moins trois journaux différents afin d’avoir de la discussions et, surtout, de pas oublier de me mettre en beauté. Et oui les gars aussi peuvent avoir un côté fille sur leur physique.

Il est maintenant 16h15 et je suis brûlé. Autant intellectuellement que physiquement. Je me suis astreint à une gymnastique donc je ne suis pas habitué. Surtout pas le temps de faire une sieste. En disant cela couché sur le lit, je m’entend déjà ronfler.

- Carl, téléphone!

Je me réveille en sursaut. Où suis-je? Il est qu’elle heure? Merde je suis vraiment pas prêt.

- allô?

- ...

- Oui, je pourrais y être.

- ...

- Disons vers 18h30?

- ...

- Ok à tout de suite alors.

Je raccroche et courre à la salle de bain et saute littéralement dans la douche. Je tombe sur le cul et en essayant de me retenir, la seule chose disponible est le rideau de douche. Bien sûr il ne tiens pas le coup et m’aide dans ma dégringolade. Manu arrive devant la porte et m’interroge :

- Ça va?

- Oui, je suis un pauvre crétin sans équilibre.

- Tu peux prendre ton temps, il est seulement 17h45.

À suivre...

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lundi 16 juillet 2007

Sorti du coma

Il y a longtemps que je n'ai pas écris. Que voulez-vous, le syndrome de la page blanche à fait son effet cette semaine. Je recommence à vous publier des histoires inspirées de ma vie. Quelques unes sont réelle, d'autres non. À vous d'en faire le tri. Les commentaires sont toujours les bienvenus, même les désobligeants.

On recommence juste en bas...

Un été de perdu, dix de retrouvé...? (1)

(écris dans la nuit du lundi 16 juillet 2007)

Un soir parmis tant d’autres. Un de ces soirs comme ils ne s’en fait plus. Une terrasse, celle du Saint-Sulpice. Des amis, plusieurs. Un soir de première. L’adrénaline recommence à tomber. Première mise en scène, beau public, des comédiens à leurs meilleurs et surtout des commentaires très agréables. Comment, alors, ne pas passer une belle soirée. Dans ces moments je suis à mon top : énergique, sociable, ayant de la répartie et aimant tout le monde. Oui j’aime tout le monde dans ce temps, surtout elle...

La soirée est bien entamée et nous discutons de tout et de rien mais surtout de théâtre. Que voulez-vous? Quand un groupe de théâtreux se rencontre on parle toujours de ça. Je plains les autres qui n’y sont pas intéressé. Mais elle l’était. Je rencontre pleins de nouvelles personnes : des amis de mes amis, des amis de mes techniciens et surtout des amis de mes comédiens.

Je parle avec Marc-André et il en profite pour me présenter Hélène. Elle est petite, jolie, douce et délicate. La discussion est bien entamée. Elle me parle du spectacle, me fais des commentaires élogieux, pose des questions sur le pourquoi du comment et le comment du pourquoi. Je sais pas pourquoi mais j’ai comme l’impression que je me retrouve seul avec elle. Il n’y a plus personne autour, malgré que la terrasse soit pleine, nous en sommes que deux. Ses petits yeux bruns me dévisage et me déconcerte. Elle travaille en montage vidéo pour la télé donc nous avons certain points en commun, plusieurs en fait.

La soirée avance très bien et la discussion aussi. Mais elle tire à sa fin, la soirée, mais la discussion, elle, ne semble pas vouloir se terminer. Elle décide de nous inviter tous à poursuivre la soirée chez elle. Décision que j’accepte volontiers ainsi que quelques autres de mes amis dont mon colocataire. Pour le chemin, elle décide de se joindre à moi. Décidemment j’en suis plus qu’heureux.

Arrivé chez elle, nous prenons tous un verre et reprenons nos discussions communes. Pour ma part je délaisse un peu Hélène afin de partager de bons moments avec d’autres personnes. Mais mes yeux, mon intérêt et mon corps n’ont d’envie qu’elle. Il faut rentrer. Alors je sens et vois cette Hélène s’approcher de moi et m’invite et se revoir. Comment refuser une telle invitation. Alors s’ensuit un échange de contact, de numéros de téléphones.

Deux jours passent sans nouvelles. Mon coloc en a des maux de tête à force de m’entendre parler d’elle. Il est, bien sûr, content pour moi mais me trouve quelque peu sans-dessein de ne pas prendre les devants et la contacter afin d’aller prendre un verre. Que voulez-vous? J’ai toujours eu ce problème. Il y aurait un panneau d’affichage m’indiquant la marche à suivre que je ne saurais pas comment agir.

Mercredi en début de soirée, j’arrive du boulot. Il faut comprendre qu’un comédien, ou un metteur en scène, qui se respecte à Montréal a toujours un boulot rémunérateur. J’arrive, donc, et l’appartement est vide. Émmanuel, mon coloc, est absent. Le répondeur clignote. J’ai pas envie de prendre mes messages. Je m’installe donc devant la télé afin de m’abreuver des nouvelles modifiées du téléjournal. Manu arrive avec deux boites de poulet du resto du coin. C’est ce qui est bien avec un coloc avec on s’entend bien, de plus le poulet est à 5$ tout les mercredi. Ont s’installe devant la télé et en mange en se racontant notre journée respective. Sentant que j’ai envie d’en parler, il entame le sujet ‘Hélène’ :

- Pis? Tu l’as appelé?

- Non, pas encore.

- Veux-tu ben me dire ce que tu attends?

- Je sais pas, mais je saurais pas quoi lui dire.

- Elle t’intéresse ou pas?

- Mets-en qu’elle m’intéresse. J’arrête pas de penser à elle depuis samedi.

- C’est quoi son numéro?

- Il est sur le frigo, pourquoi?

- Je vais m’en occuper.

- Non, ne fait pas ça, j’aurais l’air encore plus con.

Il se lève et se dirige vers le téléphone. Je ne bouge pas car je suis persuadé qu’il fait exprès pour me faire peur. Il n’osera tout de même pas lui téléphoner en mon nom! Je l’entends crier de la cuisine :

- Tu as écouté tes messages aujourd’hui?

- Non, j’ai pas envie.

- Ben tu devrais.

En disant cela, il arrive dans le salon tenant le téléphone à la main. J’écoute le message et bien sûr vous l’aurez deviné, c’était Hélène qui m’invitait au cinéma ce soir. Je crois me farcir une crise cardiaque. Il est présentement 19h00 et elle voulait que je l’a rappelle pour 18h30!

- Qu’est-ce que je fais? Je demande à Manu.

- Ben tu l’appelles!

- Oui mais elle voulait que je l’appelle pour 18h30!

- On s’en calisse! Elle veut que tu la rappelles, alors tu la rappelles! Allez compose.

Il regarde le papier qui contient le numéro et me l’énumère. Moi, comme un automate, je compose, essayent du même coup réfléchir à ce que je vais lui dire.

- Ça sonne!

- Ben c’est normal!

- Qu’est-ce que je lui dis?

- T’es con ou quoi? Tu acceptes son invitation.

Au même moment, on répond à l’autre bout du fil. C’est sa coloc. Je demande alors à parler avec Hélène. Elle répond. J’accepte son invitation et elle semble contente. Elle me demande si ça dérange que Marc-André nous accompagne. J’ai envie de lui dire que oui mais je ne l’ai pas fait.

Nous sommes donc aller au cinéma tous les trois et sommes aller prendre un verre ensuite. Une fois la soirée terminer nous nous étions promis de nous revoir pour la fin de semaine... Hélène, moi et ... Marc-André.

À suivre...

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