vendredi 27 juillet 2007

69

Crime que je sais être accrocheur. Je sais que je suis agace aussi mais, ça, c'est une autre histoire. Pourquoi 69 alors, me direz-vous? Voilà pourquoi :

Depuis le tout début de ce modeste blogue j'avais l'habitude de recevoir une vingtaine de visite par jour. Je m'en contentais amplement. Surtout que ces visites étaient de tailles : Chouchoune, B3tty, Francis, Amélie, Mariève, Moi (entres autres). Mais voyez-vous, Une certaine lectrice (comprendre ici : Mariève) m'a proposé sur un blog collectif afin que j'y participe. Un sondage à été soumis au lectorat de ce dit blogue et ma 'côte' a augmenté. Jeudi j'ai eu droit à 69 visites!

Bon je vous entends crier :'Jean-luc reçoit ce nombre à l'heure' ou encore 'Bon le v'la qui s'enfle la tête'. Non bien au contraire. Comprenez-moi bien, j'ai eu l'idée de ce blogue simplement afin de me donner une rigueur dans mon écriture. Tant mieux s'il y avaient des commentaires mais sans plus.

Bref, ce billet est pour vous remercier tous et toutes de prendre le temps de me lire (des fois j'écris des nouvelles trop longues je sais), de revenir pour y lire la suite (Oui ça aussi je sais, je prend trop de temps avant de les continuer) et de me laisser des commentaires (ça par contre...).

Merci

P.S.: Pour Le célibatorium? Ça reste à voir ;)

jeudi 26 juillet 2007

Incroyable!

Je viens d'apprendre que je fais partie d'une sélection, pour inviter un bloggeur à participer à une collectivité de la blogosphère. Je ne sais pas qui m'a suggéré mais c'est flatteur.

Le site 'Le célibatorium' est un collectif de bloggeur célibataire qui s'amuse à partager des histoires, des aventures et des conseils sur les hauts et les bas du célibat.

Si jamais vous voulez allez voter pour moi, ou un autre, allez ici.

Et peut-être aurez-vous la chance de me lire dans un autre contexte!

EDIT-- Je viens de trouver la coupable! Merci 'M' de cette confiance.

mercredi 25 juillet 2007

Un été de perdu, dix de retrouvé...? (4)

Voici enfin la fin de cette histoire. Vous pourrez trouver la partie 1 ici, la deux ici et la trois ici.

(écris dans la soirée du mercredi 25 juillet 2007)

Lorsque j’ai rencontré Hélène nous étions autour de la mi-mai. Nous nous sommes vu sporadiquement tout l’été. 90% du temps, Marc-André était présent. Je commençais à m’habituer à sa présence, j’en avais fais mon deuil. Manu était habitué de se faire casser les oreilles avec la même histoire depuis des mois. Et moi? Moi j’étais toujours au même stade. Je ne lui pas dit de peur de perdre ces moments magiques que nous vivions.

Vers la fin de août, j’ai organisé un souper. J’en avais maintenant l’habitude. Mais cette fois j’ai invité plein de monde. Nous étions près d’une dizaine autour de la table. Le vin coulait à flot et les discussions allaient bon train. C’est lors de cette soirée que j’ai cru mourir. Hélène, qui est monteuse de film, nous annonçait son départ pour la côte nord afin de rejoindre une certaine station de télé qui lui offrait un contrat. Un contrat qu’elle ne pouvait pas vraiment refuser puisqu’à Montréal, tout ce qu’elle obtenait ne lui permettait pas de gagner sa croûte. Une chance à ne pas refuser quoi.

Je ne savais quoi dire. Manu me jetais des regards déçu et surtout incompréhensif. Lorsque nous nous sommes retrouvé seul à la cuisine, afin de faire un peu de nettoyage, pendant que nos invités continuaient la soirée dans la salle à dîner il s’est adressé à moi :

- Là tu vas vraiment faire quelque chose.

- Qu’est-ce que tu veux que je fasse?

- Lui dire!

- Mais elle part, ça ne donne plus rien.

- Qu’est-ce que tu en sais? Peut-être qu’elle attend que tu lui demandes de rester. Au pire tu pourrais partir avec elle.

- Et toi la dedans?

- Moi je saurais bien m’arranger.

- Je sais pas si c’est une bonne idée.

- Écoute, c’est pas compliquer. Ça fait plus de trois mois que tu es en amour avec elle, que tu en dors plus la nuit, que tu me casse les oreilles avec cette histoire alors tu lui parles ce soir sinon c’est moi qui le fais, et ce, devant tout le monde!

- Tu ferais pas ça?

- Tu veux voir?

Honnêtement, non! Ça fait deux ans que j’habite avec lui et je le sais très capable de faire ce genre de chose. Manu a la faculté de ne pas avoir peur du ridicule contrairement à certain. Alors il ne reste qu’une chose à faire...

Le souper se termine et tout le monde est bien avancé en boisson. Comme nous sommes tous des artistes sans le sou, personne ne possède de voiture, donc pas de problème de conduite avec facultés affaiblies. Mais ça veux aussi dire qu’Hélène devra partir aussi, à moins de trouver une solution pour la retenir.

Nous sommes passé au salon puisque nous ne sommes plus que 6. Les autres ayant quitté pour aller rejoindre Morphée. Le porto a remplacé le vin et les sourires se font de plus en plus facile. Manu, voyant que je n’agis pas, se lève et propose que nous jouions à vérité ou conséquences. Il faut comprendre qu’avec ce groupe d’amis, nous faisions souvent des partys après les répétitions et ils se terminaient toujours avec cette activité. Ce qui a de bien c’est que ça m’a permis d’embrasser Jennifer en même temps que Sandra, embrasser Stéphanie et danser coller, mais vraiment coller avec Julie. Bref j’en ai profité et ce soir Hélène est là! Manu part le bal :

Manu : Pascal, as-tu déjà couché avec une fille?

Pascal : Ben là, c’est trop facile. La moitié du monde ici savent que oui. Marc-André, vérité ou conséquences?

Marc-André : Vérité.

Pascal : Qui aimerais-tu embrassés ici ce soir?

Marc-André : Je choisirais, sans hésiter, Hélène.

Ah ben tabarnak! Là j’aurai tout entendu! Pour qui il se prend lui? Il n’est pas aveugle, il le sait bien que je trippe sur elle, pourquoi il joue avec moi comme ça? Manu profite de ce moment pour me lancer un regard en voulant dire : qu’est-ce que je te disais.

Marc-André : Hélène, vérité ou conséquence?

Hélène : Conséquence.

Là ça va être beau. Je suis persuadé qu’il lui demandera d’embrasser une personne de son choix et elle le choisira.

Marc-André : Je veux que tu embrasses une personne de ton choix.

Je le savais-tu? Qu’est-ce que je disais. Là il le fais volontairement. Moi qui pensait que c’était un ami.

Elle regarde autour d’elle et nous sourit un après l’autre, comme pour choisir sa proie. Et je sais pas pourquoi, mais tout à coup, je sens ma pulsion cardiaque augmenter. Elle arrête son regard sur moi, et s’approche.

Hélène : Est-ce que tu es d’accord?

Moi : Ai-je vraiment le choix?

Quoi? Qu’est-ce que je viens de dire? Criss que je suis con des fois.

Hélène : Ben,... euh... je peux choisir une autre personne?

Moi : ben non, c’est une blague.

Manu me lance un regard. Elle s’approche et je transpire. Elle dépose ses lèvres sur les miennes. À ce moment précis, je suis ailleurs. Je prend sa tête entres mes mains et approche encore plus son visage du mien. Nos lèvres fusionnent et ce baiser est doux et long. On en oublie les autres. Cette soirée se déroule bien finalement. Un ‘humm, humm’ de Pascal nous ramène sur terre. Je la laisse s’éloigner afin de remarquer qu’elle ouvre à ce moment les yeux. Une fille qui embrasse les yeux fermés c’est bon signe, non?

Il est maintenant près de 4h00 am et Pascal entraîne le monde à partir. Moi, j’ai pas envie qu’Hélène parte alors je me surprends à lui demander de resté si elle préfère. Question d’être poli. Elle accepte. Marc-André aussi! Pourtant je lui avais rien demandé à lui. Je prend un des matelas et l’installe sur le sol à côté de mon lit et indique à Marc-André de s’installer dessus en espérant qu’Hélène accepte le lit avec moi. Mais Hélène propose de dormir par terre et que je partage mon lit avec Marc-André. Elle est folle. Finalement Marc-André se résigne et s’installe sur le matelas.

La nuit se passe très bien. Bien sûr il m’est très difficile de fermer les yeux. Je me repasse sans cesse le baiser en la regardant dormir. Elle est parfaite. La fatigue fait son travail.

Deux jours sont passés depuis cette soirée et Hélène quitte demain. Manu arrive du boulot avec un petit paquet qu’il me tend. Je l’ouvre et aperçoit une série de photos. Je commence à les regarder. Ce sont des photos de notre soirée. Je m’attarde sur celle qui contient Hélène, jusqu'à ce que je tombe sur ‘les photos’. Manu nous a photographié en train de dormir. Je suis couché sur le dos et Hélène a les bras autour de moi! Comment ça que je ne m’en suis pas aperçu!

- Tu vois ce que je te disais? De me lancer Manu.

- Tu disais quoi?

- Qu’elle était aussi folle de toi!

- C’est pas ce que tu disais.

- Tu sais très bien qu’elle sait que Marc-André est gay, elle ne peut être en amour avec lui!

- Oui mais tu essayais de me faire croire le contraire.

- Tu comprends rien à l’ironie toi, hein?

- Qu’est-ce que je fais? Elle part demain.

- Tu l’appelles et tu vas lui parler.

Je prends même pas le temps de répliquer et j’enfile un veston et sort en courant. J’en profite pour crier à Manu de l’appeler et lui dire que j’arrive.

Arrivé à sa porte elle m’ouvre, et sans rien dire je lui prend le visage et l’embrasse. Elle reste un peu surprise mais répond à mon baiser. Nous entrons, tout en continuant de s’embrasser. Je la pousse, gentiment, contre le mur afin de bien la sentir contre moi. Je sens ses mains qui se promènent sur mon corps et qui commence à déboutonner ma chemise. Elle la jette par terre. Je décide de faire de même. À partir de ce moment tout s’enchaîne. Nos mains se perdent sur le corps de l’autre, nos bouches en font de même. Le couloir est parsemé de vêtement et son lit confortable. La nuit entière est utilisée à faire l’amour, à découvrir le corps de l’autre, à se caresser et à recommencer. Nos efforts on eux raison de nous et nous nous endormons comme sur les photos.

Le lendemain matin, je me réveille afin de la regarder dormir encore. Elle doit sentir mon regard sur elle, car à ce moment, elle ouvre les yeux et les déposes sur moi avec un sourire. Je me surprends à lui dire :

- Peux-tu me dire comment ça que nous n’avons pas fait ça avant?

- Ce n’est faute d’avoir essayé, mais j’étais trop gênée et je ne voulais pas briser un couple qui voulait naître.

- Qu’est-ce que tu veux dire?

- Ben...

- Ben, quoi?

- Marc-André...

- Ah, non! Pas encore lui! Pourquoi est-ce qu’on peut pas se concentrer sur nous deux ce matin?

- Ben je croyais que tu étais amoureux de lui!

- Quoi? Moi?

- Ben oui.

- Ah ben celle-là c’est la meilleure. C’est de toi que je suis amoureux!

- Depuis le début?

- Mets-en!

- Je suis désolé, j’y ai pensé souvent mais j’osais pas aborder le sujet.

- Non c’est pas toi c’est moi qui aurais dû oser avant. J’ai jamais été intéressé à lui comme je le suis à toi!

- C’est pas ce qu’il me disait.

MARC-ANDRÉ! Il aura gâcher vraiment tout mon été. Mais pour le moment, je ne dis rien et m’approche d’Hélène pour me coller sur elle.

Ce matin là, nous avons refait l’amour toute la journée. Elle a déplacé son départ pour la fin de la soirée.

Nous avons gardé contact, mais nous ne nous sommes jamais revu. Cette histoire hante mes pensées depuis près de 15 ans. Des fois, je me surprends à chercher au générique des films si je verrais pas son nom. Si jamais vous allez au cinéma et que vous voyez un gars seul qui regarde le générique en entier, dites-vous que c’est moi. Pour ce qui est de Marc-André, nous sommes resté ami mais après une longue discussion tout est rentré dans l’ordre et il a compris.

Cet été là, j’ai perdu une femme, des enfants et une vie a deux.

Fin.

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J'ai parfois honte d'être un homme

Je viens de revisionner le merveilleux film de Ghyslaine Côté ‘Elles étaient cinq’. Encore une fois j’en suis sous le choc. Non-obstand le merveilleux scénario, les images fulgurantes et la performance mémorable de Jacynthe Laguë, il en reste un film bouleversant.

Pourquoi en arrivons nous là? Pourquoi certain homme en arrive là? J’ai de la difficulté à m’expliquer, à expliquer. Personne sur cette merveilleuse planète ne mérite un sort comme celui vécu par ces jeunes femmes. Même dans le règne animal on ne retrouve pas drame semblable.

Malheureusement ces histoires arrivent souvent, beaucoup trop souvent. Je me sens complètement désemparé devant ces situations. Je ne peux que crier haut et fort. Pleurer même. Et garder le silence pour toutes ses victimes d’hommes sans scrupule qui viole et tue une grande parcelle de la vie de ces jeunes femmes.

Svp, ne garder pas ce mal pour vous, dénoncer, partager et chercher de l’aide.

Je suis avec vous toutes. Vivez, vous le méritez beaucoup plus que la plupart d’entres nous. Respirez de nouveau vous le pouvez et le devez pour vous-même.

S’il vous plait messieurs jeter un regard différent sur les femmes. Prenez les dans vos bras et ne dites rien.

Je suis désolé.

Un été de perdu, dix de retrouvé...? (3)

Je vous jure que j'ai essayé de conclure en trois chat'pîtres mais ce ne fut pas possible. peut-être une prochaine fois! En attendant le premier est ici et le deuxième, ici.

(écris dans la nuit du mardi 24 juillet 2007)

J’arrive face au cinéma et il est 18h31. Criss je suis encore en retard. Bon vous allez me dire de pas grand-chose mais quand tu veux faire bonne impression, les minutes sont aussi importantes que l’haleine. Elle est là et m’attend. J’espère qu’elle vient d’arriver. Je la salut.

- Je suis contente de te voir.

- Ben... euh, hi, moi aussi. Que je me retrouve à lui bafouiller tellement je ne m’attendais pas à cet accueil.

Sur cette salutation, elle me prend dans ses bras et colle sa petite poitrine contre moi. Oui c’est vrai elle n’as pas beaucoup de seins, mais que voulez-vous je n’ai jamais vraiment accordé beaucoup d’importance à ce sujet.

- Tu as une idée de ce que tu aimerais voir? Me demande-t-elle?

- Honnêtement, pas vraiment.

Heille! Je m’en calisse tu ben du film moi! C’est pas ça que je suis venu voir! Mais il faut que je reste calme et soit un peu entreprenant. Alors je me recule afin d’étudier la marquise et lui propose ‘Albino Alligator’ un film de Kevin Spacey. Je sais que c’est peut-être pas le meilleur choix pour une date mais entre ça et ‘Ace Ventura pet detective’ le choix se fait tout seul.

- Oui c’est une bonne idée mais, je sais pas, j’aurais envie de rire. Que dirais-tu de ‘Ace Ventura’?

Après vous nous demanderez alors pourquoi on comprend jamais rien aux femmes! Je suis pas pour lui refuser ce petit plaisir qui, de toutes façon, fait le mien aussi. Je me dirige donc vers le guichet pour aller m’enquérir des billets qui nous permettrons d’assister à ce chef-d’œuvre de la cinématographie américaine. Je ne sais trop de quelle façon, mais elle a réussi à se faufiler et à se procurer deux entrées avant même que j’ai eu le temps de réagir. Il faut dire que sur ce coup j’ai été faible.

- C’est pas correct ça!

- Pourquoi? Me répond-elle.

- Ben parce que je voulais t’inviter.

- Disons que c’est une façon de te remercier du merveilleux souper que tu nous as préparé hier.

Vous allez me dire que je ‘boque’ sur des riens et je vous répondrai que vous avez raison. Mais que voulez-vous. J’accorde une certaine importance aux mots. Elle a bien utiliser le dénominateur ‘nous’. ‘Le souper que tu NOUS as préparé’ pas ‘Le souper que tu M’AS préparé’. Je passe outre parce que de toute façon ça n’as sûrement pas été dit avec une mauvaise intention.

À la sortie du film elle me demande si je préfère rentrer ou aller prendre un verre. Qu’est-ce que tu penses? Évidemment que je veux continuer la soirée avec toi, je suis fou de toi, je veux te serrer dans mes bars et de garder près de moi tout la nuit et je veux que cette nuit soit longue, très longue, et je veux aussi que nous fassions des enfants pendant cette nuit et qu’ils soient aussi beaux et intelligent que toi et j’aimerais aussi beaucoup avoir la chance de vieillir à tes côté. Bien sûr toutes ces paroles se sont bousculé pour sortir mais sont resté coincé quelque part entre mon cerveau et mes cordes vocales et tout ce qu’elle a entendu, en fait tout ce que j’ai réussi à dire c’est :

- Oui, ok. C’est une bonne idée.

- Tu voudrais aller ou?

- Si je te proposais le St-Élisabeth?

- C’est une bonne idée.

En direction du pub, je me surprends à être fier de moi. Sans aucune hésitation j’ai proposé un endroit. Habituellement je suis plus du genre : ‘Je sais pas trop, toi?’ et ça je sais, c’est pas très winner.

Arrivé, assis à notre table, on se commande une bière. Ça aussi c’est un point que j’aime bien chez elle. Je ne veux pas généraliser, mais il est rare que les femmes aiment la bière, et elle en est une grande amatrice. Pendant que nous attendons nos consommations, elle s’excuse pour aller à la salle de bain. J’en profite pour me faire un speech de motivation,

- Bon là t’as ta chance. T’es seul avec elle, il faut que tu lui parles de ce que tu ressens pour elle. Que tu l’amènes à te faire des signes qu’elle est du même avis où, au pire, qu’elle n’est pas intéressée. Jusque là tout vas bien, reste calme et entretiens la conversation.

Elle revient à ce moment et je sais qu’elle m’a surprise à parler seul.

- À qui tu parlais?

- Même si je te le disais, tu me croirais pas.

- Essaye pour voir.

- Je me parlais à moi-même.

- À voix haute?

- Oui, je sais que ça fais pathétique mais qu’est-ce que tu veux. Je suis pas tout à fait sain d’esprit.

Surtout depuis que je t’ai rencontrer.

- T’es drôle toi, je pensais qu’il y avait juste moi qui faisait ça. Me répond-elle.

- Non, désolé de te l’apprendre mais tu n’as pas le monopole du soliloque.

- Tu sais ce que ma mère disait des gens qui parlaient tout seul?

- Non.

- Soit que tu as de l’argent à la banque ou que tu es fou.

- Je pense que la deuxième option est tout à fait appropriée.

La soirée se déroule très bien jusqu'à ce qu’elle décide qu’il est l’heure de rentrer. Je lui demande si elle veut que je l’a raccompagne jusque chez elle. Elle rechigne un peu prétextant que ce serait un détour pour moi. Si seulement elle savait les détours que je prendrais pour elle!

Arrivé devant sa porte, Ma tête veut exploser. Tout le long du parcours je me repassais en rafale toutes les possibilités de cet ‘au revoir’. Est-ce que je lui saute dessus? Est-ce que je la remercie de la soirée et lui souhaite bonne nuit? Est-ce que je lui dis que je ne peux vivre sans elle? Est-ce que quelqu’un peu me dire quoi faire? Manu tu es où quand j’ai besoin de toi?

Elle se met à fouiller dans son sac pour chercher ses clés. Je sens qu’elle prend un peu plus de temps que cela devrait normalement prendre. Je me dis, à cet instant, que c’est peut-être parce qu’elle aimerait que je l’embrasse. Oui je pense que c’est ce que ça veut dire. Mais crisse tout d’un coup que c’est pas ça? Je vais avoir l’air de quoi moi?

Elle retrouve ses clés, l’insère dans la serrure et se retourne vers moi.

- Merci pour la soirée, Carl.

- C’est plutôt à moi de te remercier. Merci surtout pour le cinéma.

- Ça m’a fait plaisir.

- Et si je t’invitais à souper à la maison, disons vendredi soir prochain, question de vraiment te remercier?

- Oui c’est une très bonne idée, je viendrais avec plaisir.

Je m’approche d’elle pour la saluer. Je m’aperçois qu’elle semble vouloir me donner ses lèvres, mais comme je suis pas certain, je dépose les miennes sur ses joues. Elle entre chez elle et referme la porte. Vraiment je suis un con.

Le samedi suivant, tout est prêt. Manu est sortie et ne reviens pas couché. Le souper est parfait. L’appart est propre. Je suis propre et je sens bon. Le vin est bon. Il ne manque plus qu’elle. C’est à se moment que la sonnette de la porte décide de se faire entendre. Mon cœur fait trois bonds dans ma poitrine. Je vais ouvrir, c’est bien elle.

Nous nous installons afin de passer une belle soirée relaxe et tranquille. Le vin lui plait, les fleurs que je lui ai acheté aussi. L’entrée de crevettes sautées à la Thaïlandaise fait effet. Le plat de couscous aux légumes fait un malheur. Et maintenant que nous en sommes aux fromages, j’en profite pour lui proposer une bouteille de sauternes que j’ai rapportée de France. Elle est aux anges. Un liquide des Dieux pour une déesse. J’installe le plateau de fromage sur la table, ouvre la bouteille et en verse deux verres. C’est à ce moment, et je vous raconte pas de blagues, que la sonnette de la porte s’est remise à crier comme une perdue. Je regarde Hélène qui ne sait que dire. Je décide d’ignorer ce dérangement.

- Tu vas pas répondre?

- Non, pourquoi?

- C’est peut-être important?

- J’attends personne. Tout ce que je désire est ici.

- Euh! Mais je pense que tu devrais tout de même aller voir. Me dit-elle complètement chambouler par ma dernière réplique.

Puisque j’ai enfin réussi à marquer un point, je décide d’abdiquer et d’aller ouvrir. Tout est parfait, mais vraiment tout. Il ne manquait qu’une chose pour gâcher, non détruire cette soirée.

Marc-André est à la porte.

À suivre...

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