vendredi 10 août 2007

Un tournage à Paris

(écris dans la nuit du jeudi 9 août 2007)

L’Europe. J’y suis allé il y a 10 ans. J’ai eu la chance d’aller rejoindre une amie qui habitais Paris. Elle était venue étudier à l’école du cirque pendant un an et à son départ elle m’a dit :

- Si tu veux, j’habite Paris. Tu pourrais venir me visiter et tu pourrais dormir chez moi sans problème. Ça me ferait plaisir.

- Attention je pourrais te prendre aux mots.

- Bien, puisque je te le dis.

- Ok, je note.

Trois semaines plus tard je l’appelle de l’aéroport Charles-De-Gaulle. Bien sûr elle était surprise, disons qu’elle ne m’attendait pas de sitôt.

Je me dirige donc vers la station de métro Des Maraîchers dans le 20e et arrive devant sa porte. Qui je vois pas sortir, Mathieu Kassovitz. Je suis tellement surpris que je ne prend même pas le temps de le saluer mais lui est mieux élevé que moi et me tiens la porte pour entrer.

- Qui viens-tu voir?

- Léonore.

- Elle est au troisième, première gauche.

- Merci.

Il quitte sur son chemin, pendant que moi, la porte à la main je le regarde partir. Même pas de salut, pas de compliments, rien! L’ayant perdu de vue, je monte les escaliers pour cogner à la porte de Léonore. Elle me réponds, souriante et me serre dans ses bras. Ils sont tendres et chaleureux. J’entre et elle me fait visiter.

Peut-être êtes-vous comme moi, mais j’ai toujours entendu dire que la vie à Paris était très chère et, donc, que les appartements, petits. Il n’en est rien! Sont appart est immense. Une grande cuisine, un salon immense, une salle de séjour et même un bureau. Mais ce n’est pas tout, 4 chambres fermées et deux salles d’eau. Oui parce qu’en France ils n’ont pas seulement une toilette qui offre toutes les commodités que nous connaissons. Ils faut qu’ils ai une salle de toilette et une salle de bain séparé, ont dirait qu’ils ne sont pas capable de chier dans la même pièce qu’il se lave. Bref c’est un appartement digne du plateau. Elle m’indique ma chambre et j’installe mes trucs afin de me préparer à ressortir.

- Dis-moi, est-ce que c’est possible que Mathieu Kassovitz te connaisse?

- Oui pourquoi tu demandes?

- Ben, je l’ai croisé en arrivant.

- Il est mon voisin de palier.

- Criss méchant voisin!

- Ah ah ah, je m’ennuyais déjà de votre langage. Oui, il vient souvent prendre un café, je te le présenterais si tu veux.

- Ben mets-en, j’capoterais.

Cette même soirée là, je suis allé prendre un perroquet au Clown Bar. Un perroquet est un cocktail typiquement français à base de crème de menthe, Ricard et soda. Je me sentais seul dans cette grande ville jusqu'à ce que Léonore vienne me rejoindre. Lorsqu’elle arriva, elle m’annonça qu’elle avait croisé Mathieu et qu’elle l’avait invité à nous rejoindre. Je me suis mis un peu à stresser. Avoir la chance, après seulement un soirée, de prendre un verre avec un réalisateur que j’admire. J’espère seulement avoir plus de conversation que lorsque je l’ai croisé plus tôt.

Après plus d’une heure de discussion avec Léonore, j’aperçois Mathieu qui arrive. Il se dirige vers notre table, en prenant soin de saluer le patron, et embrasse Léonore qui me présente.

- Mathieu, je te présente Carl-Alexandre. C’est un ami metteur en scène de Montréal. Il est aussi comédien.

- Je suis enchanté de faire ta connaissance de façon officiel, répond-t-il sarcastiquement.

- Ouais, je suis désolé pour plus tôt, habituellement je suis plus bavard. Je pourrais mettre ça sur le dos du décalage horaire.


Il s’installe à notre table et fais signe au garçon afin de commander une bouteille de vin et une assiette de petits saucissons. Nous passons une très grande partie de la soirée à parler cinéma et théâtre, puisque c’est un peu ce qui nous rejoins tous les trois. Pour une des rare fois je me sens très à l’aise. Ma timidité ne fait pas d’apparition surprise. Je suis en confiance, surtout lorsqu’il me demande de lui parler de mes projets réalisés. Il semble content, tellement qu’il me propose d’aller le rejoindre sur le plateau de son film qu’il tourne en ce moment.

- Tu es sérieux? Que je lui demande.

- Bien sûr, si tu es intéressé.

- Quelle question! Ça me ferait énormément plaisir.

- Je quitte mon logis pour 6h00 am demain, viens me rejoindre chez moi pour 5h30 et nous prendrons un café avant que le chauffeur vienne nous chercher.

Imaginez! Moi prendre un café chez Mathieu Kassovitz tout juste avant d’aller, avec lui, sur le plateau de son prochain film ‘Assassin(s)’!

Je n’arrive pas à fermer l’œil de la nuit et ce n’est pas à cause du décalage cette fois. Même la quantité de vin absorbé n’arrive pas à me dégourdir assez afin de sombrer dans le sommeil.

5h13 je suis tout à fait réveillé. Je crois avoir dormi à peine 2h00. Pas grave je me sens en très grande forme. Je saute dans la douche et me dirige vers la première droite. Nous prenons un petit café pendant qu’il termine de se préparer. Il me remet le texte des scènes qu’il doit tourner dans la journée. Le chauffeur arrive et nous amène sur le plateau.

À notre arrivé, bien sûr Mathieu est accueilli comme il se doit. Il est le chef d’orchestre de cette production, en plus d’en être auteur et comédien principal. Son assistante nous accueille avec un café et les nouvelles de la journée. Je me sens tout de suite à mon aise. Mathieu me présente à son équipe comme un ami metteur en scène. L’équipe me rend bien mon aisance.

Toute la journée se passe bien. Dans la matinée j’ai eu l’immense honneur de rencontrer et surtout regarder travailler le grand Michel Serrault. On y tournait une scène dans son appartement.

À l’heure du déjeuner, le dîner pour nous, Je suis même invité à la table des artisans. De belles conversations s’en sont découlées. Mais surtout une rencontre charmante : Hélène De Fougerolles. Une petite femme aux longs cheveux blonds avec des lèvres ultra sensuelles. Comédienne, elle doit tournée une scène d’une fausse émission de télévision.

Nous retournons tous sur le plateau afin d’entamer la deuxième partie de cette journée. Je n’arrive pas encore à croire ce que je suis en train de vivre. Je suis assis à côté de Mathieu et le regarde travailler sans rien dire. J’étudie surtout sa façon de diriger les comédiens. Tout à coup je le vois se retourner vers moi et me dire :

- Est-ce que tu penses que ce serait bien qu’elle réagisse de cette façon?

- Euh!

Disons que je suis quelque peu surpris qu’il s’adresse à moi.

- Tu me demandes mon avis?

- Oui, pourquoi pas? J’aimerais bien savoir ce que tu en penses.

Je me plonge dans le scripte et relis rapidement la scène. Je m’entends lui répondre du tac au tac :

- Je pense qu’elle devrait jouer plutôt la surprise que la déception.

Il me regarde avec un sourire et ne semble pas voir où je veux en venir. Il me demande pourquoi et moi, comme un professionnel, je lui explique mon point de vue. Il est indécis mais m’offre tout de même une chance incroyable.

- Le plateau est à toi.

- Quoi?

- Montre-moi ce que tu veux dire, ce que tu veux exprimer.

Je le vois s’adresser à son équipe et à ses comédiens en leurs signifiant qu’il me cède le plateau le temps de ce plan. Là je capote. Je suis en charge de diriger trois comédiens et une équipe de tournage sur un film écris et réaliser par Mathieu Kassovitz lui-même.

Sans broncher, je me dirige vers Hélène et lui propose mon point de vue. Elle sourit et, contrairement à Mathieu, trouve mon idée intéressante. Je me dirige ensuite vers Pierre, le directeur photo et lui propose un plan rapproché suivit d’un zoom out en contre plongé. Il trouve l’idée intéressante et donne ses indications à ses assistants. Je retourne m’asseoir à ma place près du moniteur, tout juste à côté de Mathieu afin d’observer. Les techniciens sont près et les comédiens aussi. Rien ne se passe. Mathieu se tourne vers moi

- Ils n’attendent que ton départ.

- Tu veux que je leurs cri action?

- Oui, le plateau est à toi.

- Euh! Ok... alors... stand by tout le monde. Moteur caméra?

- Ça tourne.

- Action.

Et je vois les comédiens s’activer devant le moniteur. Pierre cadre le tout et Mathieu est agréablement surpris. Je cris coupé au moment opportun. Je me retourne vers Mathieu et attend son verdict.

- Très intéressant. Tu as bien cerné ton idée. Par contre le la referais pour être certain du son.

Alors nous avons refait la scène deux autres fois car je n’étais pas satisfait de la deuxième prise.

Cette journée c’est déroulé de façon spectaculaire. Par trois fois Mathieu m’a cédé le plateau. J’étais au septième ciel. Comble de bonheur, Chaque scène que je devais travailler, Hélène était en premier plan. Vers la fin de la journée, je vois Hélène s’approcher de moi et m’inviter dans sa roulotte afin de l’accompagner à prendre un verre.

Cette soirée fut toute comme la journée, merveilleuse. Nous avons beaucoup discuté et elle s’est même permise de m’inviter à la retrouver sur le plateau le lendemain. J’aurais bien voulu y passer la nuit mais en même temps, je ne voulais pas tout gâcher. Je suis donc retourner chez Léonore pour me reposer de mes émotions.

Le lendemain, je me suis rendu sur le plateau, tout juste après le déjeuner. J’avais promis à Léonore d’aller prendre le petit déjeuner avec elle. Bien sûr, je lui ai raconté ma journée. Elle non plus n’en revenait pas.

À mon arrivé sur les lieux du tournage, Mathieu m’accueille avec une poignée de main digne d’une longue amitié. L’équipe me salut et me souhaite la bienvenu. Hélène, qui m’aperçoit s’approche de moi et m’embrasse sur les joues, quatre fois.

- Je suis contente de te revoir. J’ai pensé à toi ce matin et je voulais te dire que j’ai beaucoup aimé la façon dont tu nous as dirigé hier. Tu es plein de sensibilité.

- Merci, mais il est facile de travailler avec des comédiens dociles comme vous.

- Sache que je ne suis pas toujours docile, comme tu le prétends.

- Euh... Je n’en doute pas. Là elle m’a un peu coupé le sifflet. Surtout que cette réplique a été dites avec un sourire qui en disait long.

- J’aimerais bien aller prendre une bouchée ce soir avec toi, tu aimerais?

- Mets-en!

- Pardon?

- Je veux dire que j’en serais ravi.

Alors elle m’a fait découvrir un petit resto sympathique. Nous y avons très bien mangé et surtout bien discuté. Cette soirée c’est éternisée, dans le bon sens du terme, à son appartement. Plus petit que celui de Léonore mais tout de même très chaleureux, surtout sous les couvertures, parce que, oui cette fois, je suis resté à dormir contre elle. Nous avons passé une très belle nuit. Les trois autres aussi d’ailleurs.

L’histoire ne vous dit pas la suite mais peut-être vous la racontera-t-elle un moment donné.

Creative Commons License

Cette
création est mise à disposition sous un
contrat Creative Commons.

dimanche 5 août 2007

Trajet de métro

(écris dans la nuit du samedi 5 août 2007)

Je dois partir pour aller travailler. Il est tard. Ben en réalité il est très tôt pour moi mais tard pour vous. Je me dirige vers ma station de métro. Il fait froid et l’hiver me les gèle. Difficile de se trouver sexy et séduisant dans ce genre d’accoutrement.

Métro Crémazie.
J’entre et m’installe sur un strapontin et sort mon bouquin de mon sac afin de continuer cette lecture qui me répugne. Crime et châtiment de Dostoïevski. Je vous entends me dire : ‘pourquoi le lire si ça te répugne?’. La raison est simple : tout le monde l’a lu donc je le dois moi aussi. De plus, c’est le genre de lecture qui te donne un air intelligent.

Métro Jarry.
Je suis plongé dans cette lecture mais je cherche à me faire déranger par quelqu’un. N’importe qui. Surtout elle. Elle vient tout juste d’entrer et est assis en face de moi. Elle non plus n’est pas très sexy en habit d’hiver. Je me sens fatigué.

Métro Jean-Talon.
Il fait chaud. Très chaud. Trop chaud. Je déboutonne mon manteau et je m’aperçois qu’elle fait de même avec le sien. Humm, une belle blouse blanche sous cet attirail. Sexy finalement.

Métro Beaubien.
Yeux bleus, cheveux roux. Petite lèvres invitantes. Mains délicates. Une poitrine invitante. Je le sais maintenant parce que j’ai vraiment décroché de mon livre et la dévisage.

Métro Rosemont.
Je rougis et suis mal à l’aise. Elle a remarqué que je la regardais. Elle me sourit. Je lui réponds du mien avec ma timidité légendaire. Je retourne dans mon livre et elle dans son Châtelaine.

Métro Laurier.
Il y a moins de monde. Elle change de place. Se rapproche de moi. Je stresse. Je panique. Je ne dis rien et continue de lire, en fait je fais semblant de continuer à lire.

Métro Mont-Royal.
Elle entame la conversation. Me demande ce que je pense du livre que je suis en train de lire. Je lui mens? Non, lui dit la vérité : C’est ennuyant. Elle me répond qu’elle aussi l’avait trouvé long et lourd et que j’étais même rendu plus loin qu’elle. Elle n’avait pas été capable de le terminer. Je suis soulagé. Enfin une personne qui n’avait pas aimé ce bouquin. Je lui demande si sa revue est bonne. Elle rie.

Métro Sherbrooke.
Toujours de moins en moins de monde. En fait, les gens sortent plus qu’ils n’entrent. Nous sommes pratiquement seul. Je lui demande si elle a l’habitude de lire ce genre de magazine. Elle me dit qu’elle n’a pas le choix. Je lui dis que je ne comprends pas les gens qui lisent ce genre de magazine. Je viens de me mettre un pied dans la bouche, la botte comprise et le calcaire itou. Elle y travaille comme pigiste. Oups!

Métro Berri-UQAM.
Elle n’est pas offusquée. Elle ne change pas de place et surtout, elle me parle toujours. Elle me demande où je vais. Je vais rencontrer mon éditeur. Oui je suis auteur avec le syndrome de l’imposteur. Elle me demande ce que j’écris. Je lui réponds : 'mes phantasmes romantico-mocheton'. Elle est intéressée. Je lui en parle en décrivant quelques unes de mes histoires.

Métro Champs-De-Mars.
Je suis de plus en plus intimidé. Elle me parle en me touchant. Pas que c’est désagréable, bien au contraire, mais je ne sais pas comment interpréter ces gestes. Elle me charme. Et je décide d’oublier tout le reste et de jouer le jeu. Je me fais charmeur, séduisant, langoureux. Je la dévisage.

Métro Place-D’Armes.
Tout en parlant, je dépose ma main sur la sienne en prétextant un accident. Je m’excuse et elle sourit. Elle reprend ma main et la redépose sur la sienne. Nous ne disons plus rien. Le cœur me débat dans la poitrine. Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que je lui fais le même effet.

Métro Square-Victoria.
Sans trop réfléchir, je m’approche d’elle pour l’embrasser mais m’arrête à quelques centimètres de ses lèvres pour voir. Pour lui laisser la chance de faire le reste du trajet. Elle s’y aventure. Nous sommes maintenant seul au monde. Dans ce wagon, du moins.

Métro Bonaventure.
Nos mains se faufilent. Se frôlent. S’aventure sous les couches successives de vêtements. Son soutien-gorge est en dentelle. Ses mains sont douce sur ma poitrine légèrement poilu. C’est bon. Habillement, je défais, d’une main, ce qui lui serre la poitrine. Ils sont maintenant libérés et j’en profite.

Métro Lucien-L’Allier.
Ses mains se font de plus en plus audacieuse. Elles descendent le long de mon ventre pour aller se faufiler sous mon pantalon. Elle aussi est habile. D’une seule main, elle défait mon pantalon pour s’y glisser plus facilement. Mes mains, sont toujours occupé à masser ses seins qui les remplissent si bien.

Métro Georges-Vanier.
Elle se place face à moi. Par terre. À genoux. Baisse mon pantalon jusqu’au cheville et s’occupe de masser mon sexe. Je suis déjà bien au garde-à-vous. Elle s’en occupe très bien et juste assez doucement.

Métro Lionel-Groulx.
Elle approche ses lèvres de mes couilles. Un tout petit coup expert, me plonge dans une léthargie. Elle sait comment s’y prendre. Sans rien dire, elle m’enfonce dans sa bouche jusqu'à sa gorge. Je gémis de plaisir. Elle s’aperçoit du plaisir qu’elle me procure. Elle en profite pour accentuer ses mouvements de vas et viens le long de ma verge bien tendu.

Métro Place Saint-Henri.
J’explose. Dans sa bouche. Je lance un ‘tabarnak’. Elle me garde bien profond. Je soupir. Reprend mes esprits. Se rapproche de moi. M’embrasse. Relève mon pantalon. Me remercie tout doucement à l’oreille. Me souhaite une bonne journée et me salut. Elle quitte le wagon.

Métro Vendôme.
Je suis perdu. Dans les ‘vaps’. Je comprend pas trop bien ce qui viens de m’arriver. Je ne connais même pas son nom, ni elle, le mien. Je n’ai surtout pas son numéro de téléphone. Je suis trop ‘dizzy’ pour y faire quoique ce soit.

Métro Villa-Maria.
Une horde de jeunes étudiantes entrent dans le wagon. Je suis perdu. Je viens de m’apercevoir que je dormais. Je suis passé tout droit de la station où je devais sortir et en plus je ne peux pas bouger. J’ai une érection monstre. Une des jeunes étudiantes nymphettes s’en aperçoit. Elle me regarde. Je rougis. Je me sens vraiment mal-à-l’aise.

Métro Snowdon.
Elle regarde une de ses amies. Elles se sourient. Moi je comprends plus rien. Je suis beaucoup trop timide. Elles s’approchent de moi. Une d’entres elles s’approche pour m’embrasser. L’autre s’occupe de défaire mon pantalon. Je me retrouve les pantalons aux chevilles et une langue dans la bouche. Toutes les autres sont là et profite du spectacle.

Métro Côte-Sainte-Catherine.
Pendant que l’une m’embrasse, l’autre me suce. Elles sont jeunes mais expérimentées. Elles ont déjà fais ça. Je remarque d’ailleurs qu’elles portent des bracelets de différentes couleurs. Celle qui m’embrassait me quitte pour aller rejoindre celle occupée à me déguster.

Métro Plamondon.
Je suis maintenant avec deux langues sur ma queue. Elles se l’échangent comme si c’était un bonbon. Un popsicle à saveur de raisin. Parmi les spectatrices il y en a une qui vient prendre la place de celle qui, plus tôt, m’embrassait. Je suis comblé.

Métro Namur.
Elles sont toujours sur mon cas. Elles s’y acharnent. Deux autres décident que s’en est trop. Elles s’embrassent devant moi. Quel spectacle. Celles qui s’occupent de mon sexe, y vont de mouvements de plus en plus rapide.

Métro De La Savane.
J’explose. Pour une deuxième fois. Je lance un ‘criss’. J’ai à la fois éjaculé sur leurs visages et dans leurs bouches. Elles semblent ravies. Les deux spectatrices qui s’embrassaient, s’approchent des deux à genoux et les embrassent afin de se partager le jus de leurs labeurs. Je recommence à embrasser l’autre.

Métro Du Collège.
Les filles me quittent. Elles vont au cégep. Elles me remercient, elles aussi. Je suis trop dans les nuages pour répondre quoique ce soit.

Métro Côte-Vertu.
Je me réveille pour une deuxième fois. La vrai cette fois. Je ne sais que faire. Je ne peux pas me lever sans attirer l’attention à cause de cette bosse dans mon pantalon. Je referme mon livre. Je quitte le wagon. Fais le tour de la station pour reprendre le métro dans l’autre direction. C’est maintenant confirmé. Je suis en retard. Je ris en passant que je ne pourrais tout de même pas expliquer mon retard par ce rêve.

Finalement, il est très bon ce livre.

Creative Commons License

Cette
création est mise à disposition sous un
contrat Creative Commons.