mercredi 15 août 2007

Une bière. Un gars. Deux filles. Une terrasse.

(écris dans la nuit du mardi 14 août 2007)

L’été c’est beau. L’été c’est chaud. Les femmes sont belles. Les rêves réalisables. J’aime laissez mes fantaisies arrivé, mais jamais je pensais celle-ci possible.

Une bière. Un gars. Deux filles. Une terrasse.

Une Boomerang. Carl-Alexandre. Cindy et Caroline. Le St-Sulpice.

La discussion va bon train. On parle de notre boulot. Je suis avec deux de mes collègues. La Boomerang vient tout juste de sortir. C’est une boisson à base d’agrume et de malt. Un peu comme une limonade alcoolisée. C’est bon. C’est surtout traître.

- Ça vous tentes-tu d’essayer la Boomerang, demande la serveuse.

- Pourquoi pas, que je lui réponds. Apportes-en trois.

- Je sais pas si je vais aimer ça, j’aime pas la bière habituellement, de lancer doucement Cindy.

- Mais ce n’est pas de la bière justement.

La serveuse reviens avec nos trois consommations et, en homme galant, je me propose de payer la tournée. En espérant qu’il y en aura d’autres.

Je suis comme toujours célibataire et tanné de l’être. Mais comme je ne suis pas tellement entreprenant, je m’abstiens de draguer. Caroline est belle, plutôt jolie. J’ai toujours trouvé que ‘jolie’ se prêtais mieux pour décrire une fille qui nous plait. Cindy, pour sa part est belle. Pas qu’elle n’est pas jolie, mais disons qu’elle me plait moins. Physiquement, du moins.

Nous parlons de tout et surtout de rien. Après quatre Boomerang et le soleil tapant, disons que l’alcool commence à faire son œuvre. Nous déblatérons plus que nous discutons.

- C’est dangereux ça, que je lance comme ça, en l’air.

- Qu’est-ce que tu veux dire par ‘dangereux’, rétorque Caroline.

- Ben c’est tellement bon que tu te rends pas compte de l’effet.

- Finalement tu sembles aimé ça Cindy?

- Oui mets-en. Et je suis d’accord avec Carl, c’est dangereux. Je pourrais faire des conneries.

- Comme quoi, que je m’empresse de lui demander.

- Je sais pas trop. Devenir un peu trop collante par exemple.

- C’est pas moi qui vas s’en plaindre.

Je sais pas si l’alcool à le même effet chez vous, mais chez moi elle coupe toutes inhibitions. Au diable la timidité, vive l’audace. Dans ces cas là, le sexe est souvent un sujet de prédilection.

Il est temps, je pense, de vous faire un rapide topo de notre vie. Nous sommes tous les trois célibataire. Cindy est une grande blonde légèrement grassette. Elle porte des lunettes et est, tout comme moi, une fan finie de la série télé The X-files. Je dois aussi avouer qu’elle possède une poitrine... Ouf, une poitrine. Elle est célibataire parce qu’elle est trop timide elle aussi. Caroline est plus petite et tout aussi blonde, de petits seins adorables qui tiendrais bien dans ma main, et dans ma bouche. Elle est une femme à homme, ce qui veut dire qu’elle profite de son célibat pour nous ramener des hommes différents à chaque fin de semaine. Et moi, bien moi vous me connaissez déjà, Carl-Alexandre le timide. Ah oui, j’oubliais, en plus de travailler au même endroit, nous sommes aussi colocataire.

Donc nous entamons un sujet important à nos yeux : le sexe. On se demande, mutuellement, si nous avons déjà couché avec un autre collègue, si on as des vus sur l’un d’entres eux, quel est notre plus grand phantasme, etc... Bien sûr, lorsque la question me reviens je ne peux m’empêcher de répondre ce que tous les hommes répondrais à ma place : Coucher avec deux filles en même temps. Caroline se lance :

- J’ai jamais fais ça moi de trip à trois, et toi? En parlant à Cindy.

- Non, moi non plus.

- Tu aimerais ça? Me demande Cindy.

- Ben, heu, je pense que oui.

- Ça fait combien de temps que tu n’as pas baisé? Me demande Caroline.

- Je dirais environ 3 mois.

- Tu pourrais pas tenir assez longtemps, tu serais trop excité.

- Sûrement.

Un silence. Je ne sais plus quoi dire et pour compte. Je me retrouve à laisser libre cours à mon imagination. Je suis avec deux belles filles à boire sur une terrasse. Deux belles filles célibataires de surcroît.

- Tu aimerais que ça se passe comment? Me demande Caroline.

- Honnêtement, je sais pas trop. Je pense pas que ça arrivera un jour de toute façon.

- Il ne faut pas dire ça.

Un autre silence. Caroline regarde Cindy d’un air interrogateur. Cindy semble approuver. Elle se retourne vers moi.

- Qu’est-ce que tu dirais de couché avec nous deux?

- Arrêté de déconner, c’est pas drôle.

- On déconne pas. Ça me tenterait d’essayer. Et toi Cindy?

- Oui, je pense que j’aimerais ça. De plus ça fait tellement longtemps que j’ai pas baisé que ça ferait du bien.

- Vous êtes conne.

Et sans trop comprendre, les deux filles se lèvent et m’entraîne hors du bar. Nous prenons le métro et tout le long on ne parle pas. Comme si nous ne voulions pas défaire la magie qui s’est installée. Pour ma part, mon imagination n’arrive pas à croire ce que je suis en train d’imaginer.

Arrivé à l’appartement, Caroline se dirige vers le salon et défait le divan lit. Y lance des draps propres et va dans la salle de bain. Cindy installe les draps et la couverture et va rejoindre Caroline dans la salle de bain. Moi je suis installé dans le fauteuil, devant ce terrain de jeu, complètement abasourdi. Je dois rêver. Je me pince pour vérifier. Ouch! Je ne rêve pas.

Caroline reviens en ayant fait un détour par sa chambre pour aller chercher des condoms. Cindy s’installe dans le lit et m’invite à la rejoindre. J’hésite mais au même moment, Caroline me prend par la main et me traîne dans les nuages.

Nous sommes tous les trois couché et nous ne disons rien. Trop timide pour faire quoique ce soit. Ce n’est, bien sûr pas moi qui entrepris de commencer mais plutôt Caroline qui a décidé de m’allumer en embrassant Cindy. C’est beau à voir. Les deux m’invitent à rejoindre leurs langues et nous fusionnons dans un tourbillon de salive. Six mains, six pieds, trois bouches, trois corps se sont fait l’amour en cette fin de soirée. Trois corps qui n’avait rien d’un film porno mais plutôt trois corps qui se laissaient aller. Je ne rêvais pas. Plus maintenant du moins.

Nous avons répété ces soirées à de nombreuses reprises. Nous étions comme un vrai couple à trois. À partir de cette journée plus rien n’était comme avant. Nous étions encore plus unis. Nous avions redéfini l’amour et sa sexualité.

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